05 janvier 2007

CORBENY - LA FIN DU REVE

"La fin du rêve" oui, car Raymond et ses camarades, qui n'avaient bien entendu aucune idée de la situation générale, pensaient-ils que cela allait durer encore longtemps ?  En "réserve" et suivant le 18ème CA durant la bataille de la Marne, puis quelques escarmouches avant d'investir Corbény en chantant la Marseillaise et sans pertes ? Pensaient-ils que l'ennemi allait ainsi continuer à retraiter jusqu'au Rhin ?
C'est fini.

- 14 septembre -

Ce croquis montre la situation du 18ème CA dans la région. De gauche à droite, les anglais (W), puis les 38ème, 36ème DI, et enfin la 35ème avec pour finir le 57 à Corbény. La 69ème brigade (6ème et 123ème RI) a une fois de plus (cf "la Sambre") été enlevée à la 35ème DI et mise à la disposition du général commandant la Vème armée. Les 53ème et 69ème DR ayant reculé et s’étant repliées sur Berry-au-Bac (elles n’avaient sûrement pas le choix...) une grande ouverture s’offre à l’ennemi qui arrive en masse depuis Amifontaine pendant que le 57 va subir une attaque à Corbény. On y voit immédiatement le danger, la progression en suivant la rive droite de l’Aisne puis l’enveloppement du 18ème CA au complet.

carte de la région (1913)

14 septembre 11h55
A 10 h Craonne est repris. Je tiens toujours Corbény, mais ma droite est en l’air par suite repli groupe divisions de réserve sur Berry-au-Bac. (Radio du 18ème CA reçu au PC Vème armée à Pargny le 14 à 13h47)

"Ma droite est en l'air"... Les militaires ont leur langage mais il est clair. Cela signifie que l'ennemi peut s'engouffrer sous l'aile droite qui n'est plus protégée.

A 9h, un très violent tir d'artillerie se déchaîne sur les avants postes et le village. 105, 150, 210, l'intensité de ce bombardement et les calibres employés terrifient les hommes applatis au fond de leurs trous individuels ou ébauches de tranchées.

14 septembre 9h30
18ème CA à 35ème DI
A votre gauche, la 36ème DI souffre beaucoup. Ne pourriez-vous pas reprendre un peu la marche à Corbény pour attaquer le plateau de Craonne ?

Réponse 35ème DI à 11h35:
Au moment où j'allais donner l'ordre au général commandant la 70ème Bde à Corbény de chercher à aider la 36ème DI, j'apprends qu'une colonne ennemie, venant du NO descend sur Corbény, qui paraît donc sérieusement menacé. Il m'est donc impossible de distraire aucune fraction de Corbény pour attaquer le plateau.

Le pilonnage dure deux heures, puis l’infanterie allemande passe à l’attaque, mais doit rapidement s’arrêter sous un feu intense de fusils et de mitrailleuses, lesquelles sont enfin placées en première ligne. La fusillade est générale entre les adversaires, mais cet ennemi « qui répond à coups de fusils et n’ose pas aborder de front nos troupes » comme l’écrit Couraud, n’avait-il pas tout simplement pour mission de « fixer » le 57 sur Corbény ? La brèche, sur la droite qui est « en l’air » est d'environ 7 km, de quoi largement laisser passer du gros… L’Etat-Major du 18ème CA a sûrement compris l’astuce, puisque l’ordre d’évacuer Corbény est donné. Le 57 doit se replier sur La Ville-aux-Bois et « établir aux lisières nord et est du village une défense »…
A 14h le repli commence. L’artillerie allemande, avec ses canons lourds, qui ne peuvent être contre-battus par les 75, opère un pilonnage en règle des routes et des chemins (pour empêcher le repli ?). Le régiment parvient tout de même, à travers champs ou par des sentiers détournés à quitter la zone. Mais les voitures ne peuvent sortir de Corbény, en particulier les ambulances. Au cours du bombardement et de la fusillade du matin il y a eu des morts (dont le capitaine Pougnet, de la 6ème Cie), et des blessés. Ces derniers ont été portés dans l’église où fonctionne un poste de secours. Ils y resteront jusqu’à l’arrivée des allemands, avec le personnel médical qui reste auprès d’eux et qui sera fait prisonnier également.

Extrait du Journal de Santé du régiment: …. Le général de brigade Pierron, le colonel commandant le 57 (Debeugny) se tiennent près de l’église. Le médecin chef de service s’entretient avec eux. La situation parait délicate mais aucun ordre ne nous est donné, soit par le médecin chef, soit par le colonel. Confiants, nous continuons notre travail...

L'ennemi ne poursuit pas... Et le 57, arrivé à La Ville-aux-Bois en organise la défense. Le 2e Bon occupe une position le long du chemin qui mène à La Musette, la 7e Cie à mi distance.  Compte rendu de la situation

18ème CA, PC de Pontavert
          Etat-Major, 14 septembre 17h15
d’après les renseignements parvenus jusqu’à 17h15

Nous nous sommes emparés de toute la crête du Chemin des Dames, moulin de Vauclerc jusqu’à Craonne. Nous avons évacué Corbény sans y être forcé par l’ennemi, mais pour relier notre position à celle du groupe de divisions de réserve sans être trop en pointe. Notre droite sera face au NE, tenant: Craonne, le bois de Beau-Marais, La Ville-aux-Bois. Je conserve sur la rive gauche, pour parer à toute éventualité, deux régiments, l’A.C. et l’A.L. J’établis mon Q.G. à Roucy.
Les communications sont très lentes et très difficiles en raison du mauvais état des chemins et des nombreux convois qui les parcourent en sens divers (18ème CA et Corps de Cavalerie). Nous sommes en relation avec les anglais qui, après avoir été repoussés, se portent à notre hauteur et ont même l’intention d’attaquer le plateau. Je les soutiendrai dans la mesure du possible.
Je ne puis apprécier nos pertes qui semblent assez sérieuses. Mr le lieutenant-colonel Croizé-Porcelet de l’A.D.36 et le colonel Capdepont du 34ème d’infanterie sont parmi les blessés. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’accorder encore quelques croix et médailles à répartir dans les régiments. La première distribution de médailles qui a été faite a produit le meilleur effet.
19h30, rien de changé à la situation. Je suis arrivé au Q.G. de Roucy.
P.O. Le chef d’E.M. Vuillemot

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06 janvier 2007

LA VILLE-AUX-BOIS - LE CAUCHEMARD

- 15 septembre -

La 35e DI doit tenir ses positions pendant que la droite de la Ve Armée effectue une attaque au nord de Reims. La ville occupée depuis le 4 septembre est libérée le 13 et dès le lendemain commence à subir un violent bombardement. Située en bordure du front jusqu’en octobre 1918 elle sera la cible de l’artillerie lourde allemande, avec des périodes de calme et de bombardements alternées durant 49 mois.

A 7h l’artillerie ennemie commence à tirer sur les positions du 57. Le réglage est effectué depuis les hauteurs de Corbény, les obus tombent sur les positions du 2e Bon. Les morts et les blessés se comptent par dizaines. Vers 11 h l’infanterie allemande apparaît, par petits groupes. Le bombardement ayant cessé, les hommes se sont relevés du fond de leur trous et tiraillent sur tout ce qui bouge, qui semble bouger, ou qui pourrait bouger… L’ennemi s’est applati, abrité, il n’est plus visible mais la fusillade continue et les officiers doivent hurler et siffler pour faire cesser ces tirs inutiles. Ne pouvant avancer, les allemands envoient des colonnes plus au sud, en contournant par l’est le dispositif du 2e Bon. Le 3ème tient le nord du village et le 1er est toujours en réserve au sud-ouest. Vers midi le bombardement reprend sur le 2ème qui subit également des tirs de mitrailleuses. La position est absolument intenable et le commandant du bataillon, le capitaine Triaud, donne l’ordre aux compagnies de se replier sur la lisière nord du bois à environ 200 m. Le décrochage pourtant urgent est dramatique. La sortie des trous et des tranchées se fait sous les obus et les balles, les groupes courent vers le bois, des hommes tombent, les blessés crient, c’est la panique, la fuite éperdue vers le couvert de la forêt. Les sections sont dispersées maintenant, les soldats pénètrent comme des fous dans le bois, l’épaisseur des fourrés les séparent un peu plus, beaucoup continuent à courir, se jetant à travers les taillis, évitant de justesse les arbres, et se retrouvent de l’autre côté du bois où ils s’arrêtent enfin, épuisés, à bout de souffle mais vivants et rassurés, oubliés pour un temps par le canon qui continue à taper sur la position abandonnée. Il faut plus d’une heure aux gradés, pour regrouper la troupe égarée dans tout le bois et la replacer sur les positions prévues à la lisière nord.
L'histoire nous enseigne que la frontière est très mince entre "la fuite en avant" d'une troupe à l'attaque, ou au contraire "la fuite en arrière", et cela de la part des mêmes hommes, sur les mêmes lieux de combats. Il s'en faut souvent de peu pour que les plus courageux soient soudainement pris par la panique contagieuse et c'est la déroute. D'où l'importance du rôle des "chiens de berger du troupeau" (comparaison respectueuse), capitaines, lieutenants et sous-officiers, ceux qui font partie de "l'encadrement" et qui pour la plupart ont choisi le métier des armes. Chacun le sien. Ils doivent commander des amateurs, des soldats paysans ou ouvriers de l'armée d'active, mais aussi des réservistes rappelés de leurs vies paisibles et jetés en quelques jours dans l'enfer.

Pendant ce temps le 3ème Bon subit également une violente attaque; artillerie, puis infanterie qui arrive de plusieurs endroits à la fois. Il est rejeté dans le village où s’engagent des combats de rues, de maisons, avec à plusieurs reprises des charges de groupes à la baïonnette.
Le 1er Bon est envoyé sur les anciennes positions du 2ème, de terribles corps à corps ont lieu dans les sous-bois les allemands ayant commencé à y pénétrer.
La situation est très critique, résistance acharnée tout l’après midi mais on devine que tout peut craquer d’un instant à l’autre. Enfin les 75 interviennent, barrant le passage aux colonnes allemandes qui arrivent sans cesse vers le village, permettant à l’infanterie de desserrer un peu l’étreinte.
Le 123ème RI (69ème Bde) est remis à disposition de la 35ème DI et se porte vers Le Choléra pour barrer le couloir de la Miette entre l’Aisne et le bois de La Ville-aux-Bois.
Le 2e Bon du 57 est alors dirigé sur la route 44 pour faire la liaison avec le 123ème. Traversant un bois aux taillis épais, les 7 et 8ème Cies avancent en tête, précédées de patrouilles car la visibilité n’excède pas une dizaine de mètres. Au moment d’aborder la route, la section de l’adjudant Georges, de la 7e, signale la présence de l’ennemi à 20 mètres, de l’autre côté de la route. Le capitaine Triaud vient alors se rendre compte de la situation. Soudain un tir de mitrailleuse arrose la lisière du bois. Des blessés et deux tués, le capitaine et l’adjudant.
Le capitaine Couraud prend alors le commandement du bataillon et le ramène à environ 200 mètres vers l’ouest, au fond d’une clairière d’où il est possible de tirer avec une vue suffisante. Les allemands poursuivent sous bois mais sont arrêtés à la sortie par le tir des compagnies.

Vers 17h30, l’ordre est donné d’évacuer La Ville-aux-Bois en ruine et les environs intenables. Les bataillons se replient sur la route de Pontavert pendant que les batteries du 24ème RAC interdisent la sortie des bois à l’ennemi. Les hommes sont harassés de fatigue, ils n’ont à manger que quelques biscuits et s’endorment au bivouac sous une pluie battante.

18ème C.A. à Vème Armée
15 septembre 17h30
18ème Corps a perdu bois de La Ville-aux-Bois. Général compte le faire attaquer pour le reprendre ce soir ou demain matin première heure.

« Ce soir ?!... ». On verra demain mon général.
Dans son compte rendu de la journée du 15 septembre, Vuillemot, le chef d’E.M. du 18ème CA, note : « ….L’action de l’artillerie allemande est toujours impressionnante, et par le nombre de projectiles de gros calibres, et en général par la justesse du tir sur les objectifs battus ».
Qu’on se le dise…

- Les frères Richard -

De Saint-Georges d'Oléron, Charente Maritime. Ernest, le grand frère, et Gaston, le petit. 26 et 22 ans. Même régiment et tués le même jour à La Ville-aux-Bois. Déjà, un fils ça fait beaucoup... Mais deux d'un coup... Voir les annonces des familles inquiètes dans le journal Sur le Vif en bas de page. N° du 6 février 1915... Ernest repose à Cerny-en-Laonnois, tombe N°186 . Quant à Gaston...?
(Téléphoné à la mairie pour vérification sur actes de naissances et de décès, remerciements à l'aimable personne qui m'a immédiatement renseigné).

RICHARD

- 16 septembre -

A 3h du matin le régiment se prépare à soutenir l’action du 18ème RI (36ème DI) qui est désigné pour reprendre La Ville-aux-Bois. Le 1er Bon du 57e R.I est en réserve du 18ème RI, les 2ème et 3ème creusent des tranchées près de la route de Pontavert.
A 5h le 18ème RI attaque par le sud, ainsi que 2 de ses cies et le 1er Bon du 57 par l’ouest. L’ennemi est solidement barricadé et il faut livrer le combat rue par rue, maison par maison. L’une d’elles, organisée en îlot de résistance est un véritable fortin. Les sapeurs du génie, couverts par la mitraille de l’infanterie, parviennent au pied de la façade et déposent des charges de mélinite. L’explosion fait écrouler le mur et entraîne la reddition des allemands, un détachement de 135 chasseurs de la Garde Saxonne.
Vers midi le 18ème RI occupe le village mais sa droite est menacée d’être débordée. Le
2e Bon du 57 envoie les 6ème et 7e Cies qui protègent ce côté. Plus en arrière, vers le Choléra, deux bataillons du 123ème et un du 144ème constituent une ligne de défense face à l’est. Mais tout cela reste fragile. Couraud écrit que les troupes sont mal soudées entre elles et ont des missions divergentes, que les unités sont mélangés par suite des renforts et des soutiens des unes vers les autres. De plus, leurs effectifs sont réduits par les pertes subies. Au 57ème la 12ème Cie, réduite à quelques hommes, est supprimée. Le 1er Bon ne compte plus que 300 soldats. Toujours exposées au feu de l’ennemi au moindre mouvement, les unités sont cependant réorganisées. Le commandant Picot prend sous ses ordres une « première ligne » constituée des 2, 3, 4, 5, 7 et 11ème Cies, le capitaine Couraud une deuxième (1, 6, et 8ème Cies), et le capitaine Maury la troisième (9 et 10ème Cies).
La nuit tombe sur des positions aux contours incertains, constituées d’éléments de tranchées, de trous, et dans ces abris provisoires creusés à la hâte en fin de journée, les hommes grignotent leurs maigres rations avant de prendre quelques heures de sommeil, sous une pluie déjà glaciale, protégés tant bien que mal par des toits de branchages et de toile. L’eau s’infiltre partout et la boue fait son apparition.

Trois messages datés du 16 septembre

- 17 septembre -

Au levé du jour l’artillerie ennemie reprend le bombardement. Pilonné durant deux heures, le 18ème RI doit abandonner La Ville-aux-Bois à 10h. A la mi-journée la situation est la suivante : 18ème dans le bois des Buttes à l’ouest de la route de Pontavert, 57ème à l’est de la route, 123ème au sud du bois de La Ville-aux-Bois, position qu’il doit bientôt abandonner découvrant le flanc droit du 57. Les allemands tentent aussitôt de s’infiltrer mais sont repoussés par les 6ème et 8ème Cies.
Dans l’après midi les emplacements du
2e Bon sont traversés par un bataillon du 9ème R.T.A (régiment de tirailleurs algériens) qui doit reprendre à nouveau La Ville-aux-Bois. Raymond, le fantassin landais, voit passer ces combattants au teint mat, coiffés de la chéchia, en dolman bleu et or, pantalon bouffant blanc et large ceinture rouge. Ecrasés sous les obus et les tirs de mitrailleuses ils ne peuvent atteindre le village, subissent de lourdes pertes, et les rescapés sont recueillis par le 57. A la nuit tombée ils se replient sur Pontavert dans leur zone de départ.

- Des jumeaux jusqu'au bout ... -

Les frères Guinodie, 26 ans, de Cadillac-sur-Dordogne, (Cadillac-en-Fronsadais depuis 1926). Même régiment, tués le même jour à La Ville-aux-Bois. Et sans tombes jumelles retrouvées... (Téléphoné à la mairie pour vérification sur actes de naissances et de décès, remerciements à l'aimable personne qui m'a immédiatement renseigné).

GUINAUDIE

- 18 septembre -

Situation connue le 18 au matin

La nuit est relativement calme mais le matin ça recommence, encore et encore, comme les jours précédents, bombardements par calibres 105, 150, 210. Tentative d’infiltration sur la droite du 57 mais qui est repoussée.
Le ravitaillement arrive enfin. C’est le premier arrivage complet depuis 5 jours.
Puis dans l’après midi, enfin la relève ! La 35ème DI cède la place chaude à la 2ème (1er CA). Le 57ème est relevé par le 8ème de Saint-Omer. Raymond et ses camarades ont du échanger des mots d’amitié avec ces soldats « chtimis » venus du Pas-de-Calais et à l'accent bizarre, lesquels devaient trouver celui des gascons tout aussi curieux.
Les compagnies quittent leurs emplacements les unes après les autres et gagnent une zone située 1 km après le château de Pontavert, sur la route de Beaurieux. Les hommes s’installent au bivouac dans « le bois des couleuvres » sous une pluie torrentielle, encore. 

Durant ces 4 jours, les pertes ont été sévères pour le régiment. Couraud cite les chiffres suivants : Parmi les officiers 8 tués, 7 blessés, et 5 prisonniers dont les quatre médecins restés avec les blessés à Corbény le 14. Dans la troupe on dénombre 112 tués, 79 disparus, 438 blessés et 203 prisonniers. 852 hommes, le tiers de l'effectif, et soit presque le double du renfort reçu le 10 septembre.

Les recherches sur MDH donnent pour cette période 184 morts, auxquels il convient d’ajouter ceux qui sont décédés des suites de leurs blessures sans indication de la date ni du lieu où ils ont été atteints. Du 14 septembre au 31 décembre il y a 67 fiches concernant ces morts, blessés je ne sais où, car ce n’est pas fini…

Les morts pour la France à Corbény, La Ville-aux-Bois, Pontavert

Et comme pour "Le baptême à Lobbes (rubrique 05), ou Guise (08), les annonces des familles inquiètes dans le journal Sur Le Vif. De haut en bas, la date de parution dans le journal..., la photo (souvent de très mauvaise qualité comme on le comprend), le texte de l’annonce, et enfin la fiche MDH… (Utiliser le zoom).


Greens

Ce 18 septembre 1914, mon grand oncle maternel Laborde Louis
soldat au 34ème régiment d'infanterie, est tué au plateau de Craonne

Leafs


Le cahier de Constant Vincent - 7ème Cie: (65 Ko word). Du 14 au 18 septembre.
Les carnets de route du sergent Dartigues: (pdf 1 Mo). Du 13 au 18 septembre.


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